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Les principaux opérateurs

Quelques majors se partagent le marché à venir via des contrats signés avec l’État. La compagnie nationale Petrosen, partie prenante de chaque opération, veille à ce que l’exploitation se fasse dans l’intérêt commun de tous les intervenants.

Par Dimitri Friedman - © Shutterstock - James Jones JR

1 British Petroleum (BP)

Selon Mamadou Faye, directeur général de Petrosen, les gisements pétroliers et gaziers de SNE et Grand Tortue découverts par BP pourraient générer des recettes sur les 30 prochaines années à hauteur de 80 000 milliards de FCFA. Géraud Moussarie, directeur de BP Sénégal, se félicite du positionnement du Sénégal « dans la carte énergétique mondiale », et souligne l’importance du gisement de gaz dénommé « Tortue » découvert au large de la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie : « Au Sénégal, nous avons découvert un bassin sédimentaire de classe mondiale. »

2 Total

Le géant pétrolier français Total a signé deux accords pour l’exploration et l’exploitation de concessions pétrolières « en offshore profond ». Le premier accord porte sur le permis de Rufisque Offshore Profond, au sud de Dakar, dont Total sera opérateur et qu’il détiendra à 90% aux côtés de Petrosen. Total et Petrosen sont désormais liés par un contrat de recherche et de partage de production d’hydrocarbures sur cette concession sous-marine d’une superficie de 10 357 km2.

3 Cairn Energy

Selon son P-DG Simon Thomson, Cairn Energy a découvert « un bassin de classe mondiale avec un potentiel estimé à plus d’un milliard de barils de brut ». Cairn Energy est une compagnie basée à Edimbourg. Elle détient 40 % des licences d’exploitation de trois blocs d’exploration pétrolière au Sénégal : Sangomar Profond, Sangomar et Rufisque, aux côtés du groupe américain ConocoPhillips (35 %), de l’australien FAR (15 %) et du sénégalais Petrosen (10 %).

4 Woodside Petroleum

Cette compagnie australienne était active dans l’exploration pétrolière au Sénégal au début des années 2000. ConocoPhillips a accepté de lui céder ses parts contre 350 millions de dollars (plus de 175 milliards de FCFA), plus un ajustement d’environ 80 millions de dollars (40 milliards de FCFA). La production de Sangomar Offshore, au large des îles du Saloum, avec la compagnie Cairn Energy va débuter en 2021. Le champ disposerait d’un potentiel de production estimé à plus de 2,7 milliards de barils.

5 Kosmos et (BP)

Début 2016, Kosmos Energy avait terminé sa première phase d’exploration au large de la Mauritanie et du Sénégal, et découvert pétrole et gaz sur les champs Tortue, Marsouin et Teranga. Le champ gazier « Grand Tortue – Ahmeyim », découvert en janvier 2016, est considéré comme le plus important gisement en Afrique de l’Ouest, avec des réserves estimées à 450 milliards de mètres cubes. Il est à cheval sur la frontière sénégalo-mauritanienne. La compagnie pétrolière américaine a annoncé, en février, l’acquisition par BP de 49,99 % des actions de sa société affiliée opérant dans l’exploration et l’exploitation de gisements d’hydrocarbures au Sénégal.

6 FAR Limited

FAR Limited est une société australienne spécialisée sur l’Afrique et l’Australie. Selon la compagnie, détenteur d’une licence offshore, le forage du puits SNE-4 est en cours depuis le 18 avril 2018. Une opération rendue possible grâce à un partenariat avec Cairn Energy. Ce puits, repéré à 940 m de profondeur, sera foré à une profondeur totale de 3 020 m. Le SNE-4 est un test qui va donner une idée des ressources du champ SNE et renseigner FAR Limited sur la pertinence de ses investissements. Pour financer son exploration offshore au Sénégal, FAR Limited a récemment levé un fonds de 46,5 millions de dollars auprès d’investisseurs.

7 Oranto Petroleum

La première phase d’exploration du site de Cayar, attribué au nigérian Oranto en 2008, a été achevée. Petrosen détient 10 % de la société, avec possibilité d’augmenter ses parts de 10 % supplémentaires pendant la phase de développement et de production du projet. Treize champs ont déjà été cartographiés dans ce bloc situé immédiatement au nord de Dakar et des zones FAN-1 et SNE-1 de Cairn Energy à Rufisque. Leurs tailles indiquent des poches de plusieurs centaines de millions de barils de pétrole. La faible profondeur d’eau de ce bloc (100 à 400 m) et sa proximité avec la côte rendront le développement commercial de toute découverte potentiellement plus viable que dans d’autres zones extracôtières.

8 Société africaine de raffinage (SAR)

La SAR est la doyenne des raffineries de l’Afrique de l’Ouest (1962). Elle a pour vocation d’importer et de raffiner le pétrole brut. Elle approvisionne le marché sénégalais en produits pétroliers : gaz butane, essence, kérosène, gasoil, diesel, fuel, etc. Placée au cœur de la politique énergétique du Sénégal, la SAR assure la disponibilité et la qualité des hydrocarbures pour les industries et les distributeurs. Ses activités devraient être boostées par les récentes découvertes. Elle est l’une des premières entreprises du Sénégal en termes de chiffre d’affaires, et se trouve au cœur de la politique énergétique du pays, assurant l’approvisionnement du marché sénégalais en produits pétroliers de qualité. Petrosen détient la majorité (46 %) du capital de la SAR. Total participe au capital à hauteur de 6 %.

9 TechnipFMC Sénégal

TechnipFMC, implantée dans 48 pays sur tous les continents, est spécialisée dans l’ingénierie. Technip est un leader mondial de management de projets, d’ingénierie et de construction pour l’industrie de l’énergie. La société a obtenu auprès de BP, l’opérateur du projet gazier Tortue-Ahmeyim, un contrat d’ingénierie d’avant-projet détaillé (FEED) pour l’unité flottante de production, stockage et déchargement (FPSO) du champ Tortue-Ahmeyim, situé au large du Sénégal et de la Mauritanie. Elle sera notamment chargée de définir la technologie, de cibler les équipements et d’apporter son expertise dans les premières phases du design de l’unité de stockage.
Selon les clauses de l’accord (dont la valeur n’a pas été précisée), à un stade ultérieur, ce FEED pourrait déboucher sur un contrat d’ingénierie, d’approvisionnement, de construction et d’installation (EPCI).

Retrouvez cet article en intégralité dans CAPECO Africa N° 14