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Les atouts macroéconomiques du Gabon

Hydrocarbures, ressources naturelles, diversification de l’économie, maintien de la croissance, secteur financier stable : les atouts de l’économie gabonaise font de ce pays le bon élève de la Communauté économique des États d’Afrique centrale.

Par Dimitri Friedman - Photo: Tomasz Wyszmirski

Domaine pétrolier : 253 507 km² dont près de 20 % onshore et 80 % offshore. Avec environ 30 champs de production et une production journalière de 235 000 barils/jour, le Gabon est actuellement le 6e producteur de pétrole en Afrique. Le pays possède 3,7 milliards de barils de réserves prouvées – les plus importantes de la sous-région. En 2014, le franco-britannique Perenco, resté longtemps au 3e rang, est devenu 1er exploitant au Gabon. Perenco possède 29 permis offshore et onshore dans le pays. Total Gabon est le second producteur gabonais, talonné par Shell Gabon. Viennent ensuite Addax (racheté par le chinois Sinopec en 2009), le français Maurel & Prom, implanté depuis 2004 à la suite du rachat des actifs de la société Rockover, l’américain Vaalco, l’anglo-irlandais Tullow Oil. On recense également la présence d’une dizaine de compagnies actuellement en phase d’exploration : elles sont chinoises (Sino Gabon Oil and Gas, Sinopec Overseas), sud-africaine (Sasol), américaines (Forest Oil, Anadarko), australienne (Sterling Oil), canadienne (Canadian Natural Resources, qui a racheté les actifs de Pioneer), japonaise (Mitsubishi Petroleum), britannique (Ophir), indienne (Oil India International). Début 2010, le gouvernement gabonais a créé la société nationale de pétrole, dénommée Gabon Oil Company (GOC), dont la vocation consiste à développer les participations de l’État gabonais dans le secteur pétrolier. La GOC est directement rattachée à la présidence de la République et sous tutelle de la Direction générale des hydrocarbures, et devra contribuer à la mise en place d’une véritable économie pétrolière et gazière intégré


Ressources naturelles

Principalement le bois. Cette industrie est le premier employeur du secteur privé avec 28 % de la population active. Domaine d’exploitation : 12,5 millions d’hectares de forêts. La forêt couvre aujourd’hui 88 % du territoire. Le taux de déforestation est en constante décroissance depuis ces 20 dernières années : il est à 1 %, le plus bas du monde. Le Gabon affiche l’ambition de devenir le leader mondial du bois tropical certifié.

Malgré la loi de 2001 fixant la transformation locale à 75 %, seuls 35 % ont été transformés en 2009, obligeant le président à interdire l’exportation de grumes. La Société nationale des bois du Gabon (SNBG) est la plus ancienne société de la filière bois.

La fin de l’exportation des grumes en 2010 a obligé l’entreprise à redéfinir son business plan. Elle est devenue trois ans plus tard le fleuron de la transformation du bois avec trois usines ; 35 milliards de francs CFA ont été investis par l’État en sa qualité d’actionnaire majoritaire (51 %). Comme dans les autres secteurs productifs, l’État est entré, via la Caisse des dépôts et consignations, dans le capital de Rougier Afrique international, autre grand exploitant et filiale du français Rougier, à 35 %.


Retrouvez cet article en intégralité dans CAPECO Africa N° 4