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Le Plan stratégique Gabon émergent

Le Plan établi depuis plus de trois ans est entré en pratique. Objectif avoué : valoriser le capital humain et les industries de transformation.

Par Dimitri Friedman et Louis-Philippe Mbadinga - Photo: AFP - Pierre Verdy

En décembre 2012, le gouvernement présentait le Plan stratégique Gabon émergent (PSGE). Un document de 152 pages regroupant tous les pans du développement du Gabon d’ici 2025. Ce Plan, véritable axe de la stratégie du président Ali Bongo Ondimba, consistait à mettre en œuvre une politique autour de trois piliers de croissance. Le document, établi par le consultant américain Bechtel, précisait le projet présidentiel de société au peuple gabonais, « L’Avenir en confiance », projet qui était au cœur de sa campagne présidentielle de 2009. L’effort pour atteindre ces objectifs impliquait tous les ministères, institutions, acteurs de la société civile et, au-delà, l’ensemble du peuple gabonais. Deux ans plus tard, qu’en advient-il ?

Selon Yves Manfoumbi, qui est Directeur de la communication présidentielle, porte-parole du Président, et à la tête du Bureau de coordination du PSGE (BCPSGE), « la mise en œuvre du plan a pris un peu de retard. À partir de cet instant, il a fallu penser à emmener l’ensemble des ministères sectoriels autour d’une entité qui assure cette coordination et cette mise en cohérence des programmes. Fort de ce constat, le président a créé un bureau et l’a rattaché à la présidence de la République pour que lui-même puisse avoir la main et le contrôle de l’exécution de son projet… »

En élaborant le PSGE, le gouvernement entendait accélérer le rythme de la diversification de l’économie nationale grâce à une stratégie fondée sur la transformation locale des matières premières et la facilitation des Investissements directs étrangers (IDE). Ce plan mettait en exergue trois défis majeurs pour le Gabon : diversifier la croissance économique et ses sources, réduire la pauvreté et les inégalités sociales, et assurer une gestion durable des ressources pour les générations futures. Les prémisses du canevas du document établi par Bechtel étaient le maillage routier du pays. C’est ce qu’ Yves Manfoumbi résume : « Nous avons une vision de l’infrastructure structurante. Nous ne voyons pas que la route. Nous voyons la route, l’eau, l’électricité, les télécommunications. C’est un investissement structurant. Lorsque la route est en cours de construction, nous emmenons également le processus d’extension de réseaux d’eau et d’électricité. » Aujourd’hui ce maillage est presque achevé. Reste à terminer le dernier tronçon de la Route nationale 1 qui relie Libreville à l’intérieur du pays. Avec ces ajustements, le PSGE a trouvé ses fondations – dont l’ADN est le développement durable.


Une philosophie qui fait la part belle au capital humain

In fine, ce Plan va instaurer un nouveau modèle de développement qui intègre dynamisme économique, bien-être humain, équité sociale, croissance et conservation environnementale. « Cela passe donc par une amélioration de la compétitivité globale : nous regardons cette option sur la période 2020-2025. Il faut qu’en 2025, l’objectif central de la prospérité partagée ne soit plus une vue de l’esprit mais une réalité. Quelle prospérité partagée voulez-vous prôner aujourd’hui si vous n’avez pas créé de richesse ? », poursuit le patron du BCPSGE.

Retrouvez cet article en intégralité dans CAPECO Africa N° 4