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Entretien avec Claude Kirongozi Ichalanga, directeur général de Congo Airways

La toute jeune compagnie aérienne nationale de RDC a inauguré ses premiers vols commerciaux en octobre 2015. Son ambition : desservir dans un premier temps le territoire congolais, avant de viser les destinations internationales.

Propos recueillis par Laurent Bou Anich - Photo : Congo Airways

Cap Éco Africa : Monsieur le Directeur général, comment se positionne aujourd’hui Congo Airways, notamment en termes de flotte et de dessertes opérées ? Et quels sont les défis qui vous attendent en 2016 ?

Claude Kirongozi Ichalanga : Congo Airways se positionne très bien à ce jour, avec pour objectif de devenir une compagnie de référence en RDC et mieux cotée dans la sous-région. Elle dispose d’appareils qui ont moins de dix ans, et sur le plan tarifaire, nous avons les meilleures offres, avec le prix le plus bas et une franchise bagages plus intéressante que la concurrence.
Soucieuse de devenir la référence en matière d’exploitation aérienne en RDC, la compagnie s’est dotée d’une flotte de deux Airbus A320 datant respectivement de 2007 et 2008. Elle dessert au départ de Kinshasa les villes de Lubumbashi, Kisangani, Kindu, Goma, et très bientôt Mbuji-Mayi, Kananga et Mbandaka.
Congo Airways est dans le processus d’acquisition d’autres aéronefs afin d’étendre sa couverture sur l’ensemble du territoire national. Les destinations augmenteront progressivement. Quant aux vols régionaux et internationaux, ils seront exploités dans un futur proche, en commençant par Luanda, Pointe-Noire et Johannesburg.

Vous avez récemment confirmé l’acquisition de deux Bombardier Q400. Quelles seront les destinations opérées par ces porteurs ?

La compagnie va se doter des deux Bombardier Q400 en vue de desservir ou de relier des destinations pour lesquelles la durée de vol est inférieure ou égale à une heure, notamment Bunia et Kalemie.

Quels sont les partenariats que vous avez noués afin de donner une dimension régionale et internationale à Congo Airways ?

En vue de maintenir la sécurité et la fiabilité de ses aéronefs, Congo Airways s’est entourée de partenaires extérieurs, notamment en recourant aux services de la société italienne EuWings chargée de la maintenance en ligne des avions, et d’Air France Industries qui, elle, s’occupe d’assurer le support technique des équipements et des moteurs.

Quelles sont vos perspectives de développement, et les enjeux pour le pays ?

Congo Airways s’appuie sur un plan stratégique de développement. Dans un premier temps, elle voudrait maîtriser le trafic domestique. Il faut avouer qu’avec 54 aéroports, la tâche s’annonce difficile car le trafic sera important. Mais nous voyons aussi plus loin et avons pour ambition de desservir l’Afrique, puis d’ouvrir des lignes intercontinentales à moyen terme.
Le plan est ambitieux, car le transport aérien mondial est un secteur très compétitif. Nous prenons le temps de bien nous préparer. Le gouvernement nous a assigné l’objectif « zéro crash » et nous devons le réaliser. Les activités de chacun des avions doivent se dérouler sans accroc, afin que les hommes d’affaires, les marchandises et les services puissent se déplacer, et que la nation puisse en tirer profit.
La compagnie offre aux touristes l’opportunité d’atteindre certaines régions sans difficulté et en un temps record.

Retrouvez cet article en intégralité dans CAPECO Africa N° 5