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Entretien avec le Dr Dieudonné Bisso, directeur du projet

La construction du barrage hydroélectrique de Memve’ele, barrage qui vise à augmenter l’offre en énergie électrique du Cameroun en 2017, en est à sa phase finale. Entretien avec le directeur du projet.

Propos recueillis par Aristide Foé - Photo : GUY TCHAPI

Monsieur le directeur, le barrage hydroélectrique de Memve’ele est l’un des grands projets structurants mis en place par le gouvernement du Cameroun dans le cadre du Plan de développement du secteur de l’énergie. En quelques mots, pouvez-vous donner l’état d’avancement des travaux à ce jour ?

L’aménagement hydroélectrique de Memve’ele est, comme vous le dites, l’un des grands projets structurants mis en place par le gouvernement de la République dans le cadre du Programme de développement du secteur de l’électricité au Cameroun (PDSE). Et ce programme vise à tripler l’offre actuelle en portant la production de l’énergie électrique à 3 000 MW en 2020. Cela dit, au moment où je vous parle, les travaux de construction du barrage hydroélectrique de Memve’ele sont globalement réalisés à un peu plus de 80 %. Il ne reste que les équipements électromécaniques à installer à l’usine de production, une partie du canal d’amenée (3 100 mètres) à bétonner et le poste d’élévation contigu à achever.

Est-il juste que le barrage hydroélectrique en construction à Memve’ele ne pourra résorber le déficit énergétique uniquement sur le réseau interconnecté Sud ?

Vous savez, le barrage hydroélectrique de Memve’ele vise à augmenter l’offre en énergie électrique du Cameroun afin de résorber le déficit actuel. Dans cette optique, il cible prioritairement la sécurisation du réseau interconnecté Sud avec ses industries, le service public et les ménages. Toutes choses qui concourent à booster l’activité économique du pays. Par ailleurs, l’énergie produite à Memve’ele pourrait aussi, le cas échéant, alimenter des pays voisins tels que le Gabon et la Guinée équatoriale dans le cadre de l’interconnexion sous-régionale. Je peux néanmoins vous dire que d’autres ouvrages en construction, à l’instar du barrage hydroélectrique de Bini, à Warak, sont destinés à densifier le réseau interconnecté Nord (RIN).

Très récemment, le Ministre de l’Eau et de l’Énergie, le Dr Basile Atangana Kouna, a fait le point sur l’évolution des travaux sur le terrain en affirmant que le barrage sera livré en 2017. Pouvez-vous nous confirmer cette échéance Monsieur le directeur ?

Je voudrais vous rappeler que le Ministre de l’Eau et de l’Énergie est le maître d’ouvrage du projet Memve’ele ; il sait donc de quoi il parle. Je l’ai souligné plus haut, le taux de réalisation actuel des travaux du barrage est de plus de 80 %, grâce au travail acharné de nos équipes d’ingénieurs, techniciens et autres ouvriers sur le terrain. Et considérant que nous sommes dans les délais prévus dans le chronogramme des travaux, je puis vous affirmer que la première turbine sera installée en fin septembre 2016 pour produire les premiers 50 MW de Memve’ele, à titre d’essai. Bref, je suis confiant et satisfait de la qualité des travaux, et je confirme les déclarations de Monsieur le ministre de l’Eau et de l’Énergie. Le barrage de Memve’ele sera bel et bien livré en 2017.

Retrouvez cet article en intégralité dans CAPECO Africa N° 6