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Les engagements du Président Biya concernant les infrastructures routières

Doter le Cameroun d’infrastructures routières de classe internationale : voilà le cap fixé par le Président Paul Biya, qui a ainsi mis le pays sur les rails de l’émergence…

Par Adamou Petouonchi - © DR

Presque tous les pays au monde ont besoin de développer leurs infrastructures pour doper leur développement économique. Et Paul Biya l’a bien compris : pour atteindre l’émergence, il faut doter le Cameroun d’infrastructures routières et autoroutières. Un réseau de transport routier dense et bien aménagé réduit les coûts et les temps de déplacements. C’est une condition à remplir pour que l’économie génère une croissance encore plus soutenue, inclusive et riche en emplois.

Le lien entre la diminution des coûts de transport et la bonne qualité de l’état des routes est étroit, avec, à la clé, un impact direct sur le désenclavement du pays. Or les statistiques au premier semestre 2016 semblent conclure globalement que le réseau routier national est en mauvais état. Il y a précisément 26 % des routes nationales en très bon état, 4,7 % des routes départementales en bon état et 49,2 % des routes provinciales jugées de qualité acceptable.

Au demeurant, le Cameroun compte 230 000 km de routes principales, dont 4 300 km bitumés. Ce faible taux de couverture du territoire se traduit par un ensemble de goulots d’étranglement. La construction, l’entretien et la rénovation du réseau routier sont plombés. Au rang des facteurs de cette pénurie, les pouvoirs publics dénoncent, entre autres, la mauvaise exécution des projets d’infrastructures routières neuves et de la maintenance, les difficultés à dégager des sites identifiés, le suivi approximatif des projets, les lenteurs dans le paiement des sous-traitants, la faible capacité technique et financière des PME locales, le coût élevé des intrants… Face à ce diagnostic, d’importants efforts restent à consentir pour renverser la tendance. La solution : étendre le réseau routier et réaliser de nouveaux ouvrages d’art. Tout ceci grâce au vaste programme des « Grandes réalisations » du Chef de l’État dans le secteur des infrastructures routières et autoroutières.

Tracer la trajectoire de l’émergence

L’itinéraire est simple : le Président a opté pour des projets structurants. Pas besoin de baguette magique ni de consulter les astres. Il suffit de développer les infrastructures routières pour y parvenir. Paul Biya comprend bien que « la route du développement passe par le développement de la route ». C’est pourquoi il a inscrit au chapitre des priorités du gouvernement les actions urgentes destinées à résoudre l’épineux problème de densification du réseau national. Il a donc entrepris d’accroître quantitativement et qualitativement l’offre en infrastructures routières au travers des actions suivantes : l’augmentation conséquente du bitumage du réseau en terre, ce qui portera à l’horizon 2020 le pourcentage de routes bitumées de 10 à 17 %, et celui des axes en bon état de 12 à 55 % ; la création de voies rapides, notamment entre les grandes villes du pays, ce qui garantira la fluidité du trafic pour les itinéraires interurbains – c’est dans ce volet qu’il faut inscrire les travaux de conception et de réalisation de l’autoroute Douala-Yaoundé, qui représente d’importants atouts pour l’économie du pays, notamment la réduction des coûts de transport, la division par deux du temps de trajet moyen sur ce tronçon, la réduction du nombre d’accidents – ; le désenclavement intérieur des zones agropastorales, qui est l’un des paramètres déterminants pour le développement du pays puisqu’il permettra de relier les bassins de production aux marchés.

Une fois que ces axes prioritaires ont été définis, le Président est passé à l’action. Et cela n’a pas tardé à se voir sur le triangle national. À ce jour, plusieurs travaux et chantiers dans le secteur des infrastructures routières et autoroutières sont en cours d’exécution, ou même achevés pour certains d’entre eux. Il s’agit notamment des projets tels que : la concrétisation de la première section de l’autoroute Yaoundé-Douala ; la construction des lots 2 et 3 de la route Obala-Batchenga-Bouam dans la région du Centre ; le bitumage de la route Mbama-Messamena dans la région de l’Est ; l’aménagement des entrées Est et Ouest de Douala ainsi que la construction du deuxième pont sur le Wouri et de ses accès dans la région du Littoral ; l’édification de la route Ndop-Kumbo et de la seconde voie d’accès à Bamenda dans la région du Nord-Ouest ; le bitumage des routes Foumban-Manki et Manki - pont de la Mapé dans la région de l’Ouest ; la réalisation des lots 1 et 2 de la route Sangmélima - Djoum - Mintom - frontière du Congo ; le traçage des routes Mengong-Sangmélima et Zoétélé-Nkolyop dans la région du Sud (projet déjà achevé) ; la construction de la route Bachuo Akagbé - Mamfé – Ekok et Kumba-Mamfé lots 1 et 2 dans la région du Sud-Ouest… L’intérêt que le Président Biya accorde aux infrastructures routières se justifie par la place que les routes représentent dans les échanges régionaux.

L’essentiel des trafics et des échanges se fait par la route

En effet, la route est le mode de transport dominant pour les trafics nationaux et intercommunautaires. Elle constitue d’ailleurs un gage pour l’accès à la mer des pays sans façade maritime comme le Tchad et la Centrafrique. À juste titre, le Président Biya a demandé au gouvernement, et notamment au Ministère des Travaux publics (MINTP), de « mettre un cadre global d’harmonisation des actions du gouvernement en vue de la conduite heureuse de la politique des “Grandes réalisations” dans le secteur des infrastructures routières ». Il est donc patent que l’engagement du Cameroun sur la voie de la modernité n’est pas qu’une vue de l’esprit.

Il suffit pour s’en convaincre de se rendre à Douala, où le taux d’achèvement des travaux d’aménagement de l’entrée Ouest de la ville est passé de 21,23 % en janvier 2016 à 61,33 % au mois d’octobre de la même année. De même, les travaux concernant l’accès Est sont déjà exécutés sur un linéaire de 19,20 km à partir du Carrefour Marché des Fleurs jusqu’au pont sur la Dibamba. La première phase de l’autoroute Yaoundé-Douala n’est pas en reste : celle-ci s’étend sur un linéaire de près de 100 km et va relier la section de l’autoroute en construction à la Route nationale 3, à travers un échangeur qui sera construit dans la localité de Bibodi (Pk 60). L’avancement des travaux affiche aujourd’hui un taux de 16,5 %. Toujours dans la métropole économique du pays, les chantiers du deuxième pont sur la Wouri en sont à leur phase terminale. Le taux global d’avancement des travaux de conception et la construction de deux viaducs, routier et ferroviaire, sur le fleuve Wouri, longs de 756 m, ainsi que des voies d’accès sur une bande d’environ 3 km de part et d’autre des ouvrages est de 75 % au 31 octobre 2016 contre 45 % en début d’année.

La ville de Douala n’est pas une exception. Partout dans le pays, les routes sont soit en construction, soit en réhabilitation, à l’instar des voies de désenclavement des grands bassins de production agricole de l’Ouest ou du bitumage des routes départementales… Tous ces exemples ne sont qu’un aperçu de la vision du Chef de l’État, que le MINTP et les autres structures spécialisées se chargent de traduire en réalisations concrètes sur le terrain.

Le MINTP et le Conseil national de la route (Conaroute) à la manœuvre

De par sa mission de supervision et de contrôle technique de la construction des infrastructures et des bâtiments publics, ainsi que de l’entretien et de la protection du patrimoine routier national, le MINTP s’est doté de quatre programmes qui lui permettent de répondre de manière satisfaisante aux priorités de l’agenda du Président Biya. Il s’agit du Programme de construction des infrastructures, du Programme de maintenance des infrastructures, du Programme de réalisation des études techniques d’infrastructures et enfin du Programme de gouvernance institutionnelle. Afin de bien élaborer la politique de construction, de maintenance et d’entretien des infrastructures routières et autoroutières, le MINTP va se faire épauler par le Conaroute. Cette structure, qui a été créée par un décret présidentiel en mai 2005, est présidée par le Premier ministre et constitue une instance de consultation, de concertation et de coordination des politiques et programmes relatifs au secteur routier. La mise sur pieds du Conaroute a été précédée par la mise en place en 1998 d’un Fonds routier et en 2003 d’un Plan directeur routier (PDR).

Toujours plus de financements

L’engagement du Président Biya dans le financement des projets routiers gagne en priorité. Les comptes du Fonds routier ont été crédités en 2012 d’une enveloppe spéciale de 100 milliards de francs CFA pour financer la réhabilitation des routes. Allant dans le même sens, le PDR se projette jusqu’en 2025 dans l’exercice de ses missions, avec des investissements de l’ordre de 100 milliards chaque année pour désenclaver les bassins de production et les zones touristiques. À l’évidence, avec le plaidoyer du Conaroute pour la création d’un Fonds routier autonome et d’un Office national de sécurité routière, on peut conclure que le Cameroun a prudemment pris la route de l’émergence et compte réduire substantiellement la fréquence des accidents sur la voie publique, dont le mauvais état – et l’indiscipline des conducteurs – est à l’origine.