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Banque islamique de développement : retour gagnant au Cameroun

Fleuron de la puissance financière de l’Arabie saoudite, la Banque islamique de développement (BID) souhaite intensifier ses investissements au Cameroun, pays présentant le marché financier le plus dynamique d’Afrique centrale.

Par Pius Moulolo - © AFP - Ramazan Turgut

C’est l’histoire d’une coopération financière qui commence en 1975, avec la construction du barrage hydroélectrique de Song Loulou, et dont le volume des investissements se chiffre aujourd’hui à plus de 615 milliards de francs CFA, pour un ensemble de 80 sous-projets. Ce qui représente, en ce qui concerne la Banque islamique de développement (BID), plus de 90 % du portefeuille de l’ensemble des partenaires au développement du monde islamique au Cameroun. La nomination le 22 août 2016 d’un représentant-résident, en la personne du camerounais Abakar Abdoulrassoul, marque le retour en force de cette banque au Cameroun.

Créé en 1974 à Djeddah, en Arabie saoudite, le groupe de la BID est aujourd’hui présent dans 57 pays, et compte 12 représentations permanentes et 4 bureaux régionaux (à Kuala Lumpur, Almaty, Rabat et Dakar). Grâce aux instruments de financement tels que la mourabaha, la moucharaka, la moudharaba, l’ijara et l’istina, la finance islamique à pris de l’ampleur au Cameroun au travers de banques comme Afriland First Bank, Ecobank et SCB Cameroun, filiale du marocain Attijariwafa Bank.

Une coopération multiforme

Le Ministre de l’Économie Louis Paul Motaze effectuait une visite à Djeddah le 17 mai dernier, en marge de la 42e assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs de la BID. À la clé, la signature de deux accords de prêts d’une enveloppe globale d’environ 43,58 milliards de francs CFA. Ces accords portent sur la modernisation des infrastructures agropastorales et le développement des principaux bassins de production agricole du pays. C’est notamment le cas des projets Grassfields et Mont Mbapit, dans le nord-ouest. Principale partenaire financière de la Sodecoton, géant camerounais de l’agro-industrie, la BID comptabilise de nombreuses autres réalisations au Cameroun, à l’instar de l’hôpital de référence de Sangmélima. Elle souhaite désormais accompagner des projets énergétiques d’envergure en Afrique centrale, comme le barrage hydroélectrique de Chollet entre le Cameroun et le Congo, ou l’interconnexion électrique du Cameroun au Tchad.

Retrouvez cet article en intégralité dans CAPECO Africa N° 10