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Afriland First Bank, leader de la fourniture des services financiers

Réputé pour sa solidité financière et la qualité de ses services, le groupe bancaire camerounais AFB ambitionne de devenir la banque africaine du millénaire. Décryptage.

Par Adamou Petouonchi - © Afriland First Bank

Dans un secteur extrêmement concurrentiel et à forte pénétration technologique, c’est parfois à d’infimes détails que l’on note les évolutions les plus remarquables d’une entité. C’est sur les traces de ces sages paroles qu’il convient de situer le paysage financier camerounais, où chaque établissement de crédit essaye de se tailler la meilleur part de marché. Dans cette course au chiffre et au service, Afriland First Bank arrive en tête.

Depuis 2011, Afriland First Bank domine le marché

Avec environ un cinquième des parts d’un marché de plus de 22 millions d’habitants, la banque que dirige depuis le 28 février 2012 le camerounais Alphonse Nafack arrive en première position, en «first» comme son nom l’indique. Ses performances affichent une santé financière solide. Pratiquement tous les voyants sont au vert et garantissent une croissance durable et attractive, avec un total bilan qui pointe à 942,642 milliards de francs CFA au 31 décembre 2016, soit près de 1,45 milliard d’euros. Fin 2015, le stock des engagements – encours des crédits à la clientèle en trésorerie comme en signature – de la banque s’élevait à 679,839 milliards de francs CFA. Ce qui traduisait alors une variation de l’encours de crédit à la hausse de 9,23 %, en glissement de +1 point par rapport à la situation des engagements de l’année précédente. Cette tendance a légèrement baissé en 2016 mais le rythme est resté soutenu. S’agissant du résultat, il est parti de 3,025 milliards de francs CFA en 2014 pour se situer à 3,701 milliards en 2015, soit une progression de 22,37 %. Fin 2016, les chiffres consolidés de la banque indiquaient une régression de certaines rubriques du bilan mais la tendance générale est restée haussière, avec un produit net bancaire en constante progression, un résultat net positif et un encours des dépôts qui pointe à 638,327 milliards de francs CFA. Toutefois, l’embellie que traduisent ces chiffres ne doit pas tromper la vigilance des dirigeants sur le danger que pourraient représenter les créances en souffrance, dont le taux de progression traduit une charge pour l’entreprise, qui doit constituer des provisions afin de pallier au défaut de recouvrement. Mais de l’avis de son directeur général, « la banque dispose de solides atouts pour se développer avec succès : l’innovation, la proximité, la rigueur et la flexibilité des services. Ces atouts sont un facteur clé de succès pour améliorer les performances du groupe et maintenir une dynamique de croissance dans les années à venir. »

Être « first » se mérite

S’appuyant sur un modèle de banque universelle, Afriland First Bank allie solidité financière, qualité de services et stratégie de croissance durable. Objectif : mettre sa performance au service du financement de l’économie et des projets de ses clients. Pour cela, elle n’entend pas dormir sur ses lauriers. La raison : toujours mériter la position qui reflète son nom, «First». Logiquement, la banque s’est donc lancée dans une véritable course à l’excellence, comme le résume son directeur marketing et communication, Bouba Kaele : « Nous sommes habités par l’esprit africain, l’exigence de la performance et un besoin perpétuel de multiplication des solutions innovantes. Notre matrice d’action vise à promouvoir le savoir-faire de la culture africaine et passe par un saut technologique qualitatif, un investissement massif dans la R&D, un actionnariat stable et une gestion incitative des talents. Bref, nous scellons un pacte de réussite avec notre environnement. » Et ça marche ! D’après une étude sur l’attractivité et la mobilité des talents dans le secteur bancaire et financier camerounais, menée par l’agence de communication financière Strategy, Afriland First Bank est jugée attractive par les jeunes talents et dispose d’une bonne politique de ressources humaines, orientée vers la formation et la construction de compétences. Et ce n’est pas tout. L’étude montre également que l’institut de formation du Dr Paul Fokam Kammogne – Président Fondateur d’Afriland First Bank – est un pôle d’excellence en matière de développement des compétences en Afrique centrale qui accueille les recrues du groupe bancaire camerounais et autres jeunes en quête de formation dans les métiers financiers. Le passage des recrues, le recyclage et le renforcement des capacités des employés dans cette école leur donnent des aptitudes hautement sollicitées sur le marché. La conséquence, selon l’agence Strategy, est que la banque camerounaise est le plus grand recruteur de talents dans le secteur – n’en déplaise à la concurrence –, et qu’elle a, par conséquent, le taux le plus élevé de talents qui migrent dans d’autres structures. Beaucoup d’employés du secteur, soit ont effectué un stage à Afriland, soit y ont commencé leur carrière avant d’aller ailleurs. Parmi les raisons de ce «mercato», l’étude pointe les conditions de rémunération, la progression dans la carrière, la vitalité du secteur et la forte concurrence entre ses acteurs. « L’école PKFokam Institute of Excellence est le centre de formation le plus abouti et complet dans les métiers de banque et assurance », nous confie Mouhamadou Bachirou, passé par ce centre et aujourd’hui cadre au sein d’Afriland First Bank.

Une présence stratégique à l’international

Au Cameroun, Afriland First Bank totalise à ce jour un réseau – en constante progression – de plus de 744 collaborateurs, 40 agences et 95 GAB couvrant les dix régions du triangle national. L’ambition était perceptible dès les débuts. Ainsi, à partir de mai 1994, le groupe entama son internationalisation. Cette ouverture commença par la Guinée équatoriale, où la banque jouit manifestement d’une solide implantation avec près de la moitié des parts de marché, loin devant la Société générale et le groupe gabonais BGFI-Bank. En Afrique, le groupe Afriland Fisrt Bank ne possède pas moins de 10 filiales. Si l’on prend en compte ses bureaux de Paris et Pékin, on est tenté de conclure que les dirigeants de ce groupe bancaire ont pris la mesure de leur ambition : devenir la banque africaine du millénaire.

Retrouvez cet article en intégralité dans CAPECO Africa N° 10